[MSN] France. After damage to Monet painting security in French museums is discussed: Quelle sécurité dans les musées?

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Thu Oct 11 08:05:00 CEST 2007


Quelle sécurité dans les musées?
  
Après la déchirure de 10 centimètres sur un tableau de Monet («Le Pont
d’Argenteuil») survenue dans la nuit de samedi au musée d’Orsay, à Paris, on
s’interroge sur la sécurité des œuvres exposées (il y en a 80.000 à Orsay). 

Outre les vols, un rien peut abîmer une pièce de maître. Un biberon qui
gicle, un faux-pas qui se termine en gadin (un lycéen avait fait un trou en
glissant sur «Le déjeuner sur l'herbe» de Manet), une passionnée qui pose
ses lèvres pleine de rouge sur la toile blanche de l'Américain Cy Twombly. 

Les «musées ne sont pas des banques», explique-t-on au musée d'Orsay. «Une
sécurité à 100% n'est pas possible, malgré le renforcement de toutes les
mesures, s'il est encore possible de les renforcer». Déjà au programme:
puces électroniques, détecteurs de métaux, des rondes de jour comme de nuit,
intérieures et extérieures, des caméras de surveillance (lesquelles ont
permis de repérer le groupe de quatre garçons et d’une fille responsables du
vandalisme sur la toile de Monet) et un effectif de 200 agents de sécurité
et de surveillance sur un effectif total de 600 salariés. 

Mission sécurité
Au-delà de l’affaire du Monet, sur laquelle le musée d’Orsay «ne veut pas
communiquer, pour ne pas empêcher l’enquête en cours», la direction des
musées de France, sous l’égide du ministère de la Culture et de la
communication, a mis en place une «mission sécurité» dès les années 90.
Constituée d’officiers des Pompiers de Paris et d’un cadre de la police
nationale détaché du ministère de l’Intérieur, cette mission conseille les
musées en matière de sécurité «dans le domaine de la lutte contre
l'incendie, le vol et les dégradations volontaires et involontaires».

La direction des musées de France insiste sur quatre axes: la «dissuasion
(inciter à renoncer à l’acte), la prévention (empêcher d’entreprendre
l’acte), la détection (déceler tout acte intentionnel ou non en cours
d’exécution) et la réparation (faciliter la récupération des oeuvres et
l’interpellation des auteurs)».

Au final, les vols d'oeuvres sont rares mais spectaculaires. Le 5 août,
plusieurs hommes cagoulés et armés ont braqué le personnel du musée des
Beaux-Arts de Nice pour s'emparer de deux Bruegel, un Sisley et un Monet.
Mais le vol le plus grandiloquent est celui de 118 toiles de Picasso, le 31
janvier 1976 au musée du Palais des papes à Avignon. Toutes ont été
retrouvées depuis.

L'état des serrures
Faut-il «attendre que la célèbre Joconde soit elle aussi déchirée sur 10
centimètres avant que Madame Albanel se décide à faire vérifier l'état des
serrures de ses musées?», s'interroge Patrick Bloche, le député en charge de
la culture au sein du groupe PS de l'Assemblée nationale. «Pourquoi prévenir
quand on peut punir?», a-t-il encore lancé lundi. Allusion à ce qu'a dit la
ministre de la culture dimanche. Elle a annoncé voir saisi la garde des
Sceaux Rachida Dati afin «d'étudier la possibilité d'adapter à la
spécificité de la délinquance touchant les biens culturels, des dispositions
du Code Civil relatives au vol, au recel et à l'intrusion». 
Jean Ayissi AFP/Archives ¦ Le musée d'Orsay à Paris

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