[CPProt.net] FW: Liberation -- Canaletto
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Thu Jul 28 19:04:28 CEST 2005
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From: E. Randol Schoenberg [mailto:randols at bslaw.net]
Sent: 28 July 2005 17:37
To: E. Randol Schoenberg
Subject: FW: Liberation -- Canaletto
Strasbourg s'accroche à son Canaletto
La mairie sommée par les héritiers de rendre la toile issue d'une
spoliation.
Par Vincent NOCE
jeudi 28 juillet 2005 (Liberation - 06:00)
Cette vue de l'église vénitienne de la Salute, peinte sur cuivre et signée
Canaletto, est un des fleurons du musée des Beaux-Arts, qui l'avait achetée
en 1987 à un couple de collectionneurs strasbourgeois. Mais il s'avère
qu'elle provient de la spoliation de l'industriel Bernhard Altmann, à Vienne
en 1938, suite à l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie (Libération
du 12 avril 2004). Reconnaissant les droits de la famille, le musée lui a
proposé de racheter le tableau, ce qui serait une première en France. Une
transaction à 2,5 millions d'euros avait été arrêtée.
Avocat de Los Angeles représentant la famille spoliée, Randol Schoenberg a
fait savoir à Libération qu'il considérait ce contrat comme «rompu» : «Me
Hershkovitch (représentant la ville) m'a informé que Strasbourg n'était pas
en mesure de régler la somme requise à la date prévue du 31 juillet. Elle
m'a aussi averti que la ville n'autoriserait pas les héritiers à récupérer
le tableau en août. C'est une rupture de notre accord», explique-t-il.
«En fait, répond Me Corinne Hershkovitch, avocate spécialisée dans ces
questions, nous avons simplement demandé un délai jusqu'au 31 octobre.» Non
sans retard, la municipalité a pris conscience de la perte qu'encourait sa
collection. Maire délégué, Robert Grossmann a promis de respecter la parole
de la ville, en précisant aux Dernières Nouvelles d'Alsace qu'il s'était
engagé «personnellement» dans ce dossier. «Cela fait deux ans et demi que la
ville fait attendre des héritiers, qui ont entre 70 et 90 ans. Nous n'avons
plus confiance», lui rétorque Randol Schoenberg.
Les 25 millions d'euros récemment obtenus pour des Canaletto à Londres
pèsent sur cette querelle. Me Hershkovitch souligne «le danger que
représente la surenchère du marché de l'art et, par conséquent, la folie de
la valeur des tableaux restitués», sans comparaison avec les indemnisations
versées dans le cas de propriétés immobilières ou de fonds de commerce. Cet
argument ne semble pas émouvoir Randol Schoenberg, qui réclame le Canaletto
dès le mois d'août.
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