[CPProt.net] FW: Picasso, Canaletto (E. Randol Schoenberg, Press Release)

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Tue Jul 26 06:28:23 CEST 2005


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From: E. Randol Schoenberg [mailto:randols at bslaw.net] 
Sent: 26 July 2005 00:28
To: E. Randol Schoenberg
Subject: Picasso, Canaletto


1.  With regard to the Picasso “Femme en blanc” from the collection of
Carlota Landsberg, we have the following 

PRESS RELEASE 

Thomas Bennigson announced that he has reached a settlement with Stephen
Hahn, the defendant in Cassirer and Bennigson v. Hahn.  The action, filed in
Superior Court, Santa Barbara, California, on July 22, 2004, alleged that
Mr. Hahn, a retired New York art dealer now living in California, had bought
and sold a painting, “Femme en Blanc” by Picasso, which belonged to and had
been stolen by the Nazis from the Bennigson family.  Mr. Hahn is alleged to
have purchased and sold the painting in the mid-1970’s.  The Picasso is now
the property of Mrs. Marilyn Alsdorf, a resident of Chicago. Mr. Bennigson
has separately brought suit against Mrs. Alsdorf for the return of the
Picasso.  

The settlement requires Mr. Hahn to make certain payments upon the
occurrence of certain specified events.  Should Mr. Bennigson recover the
Picasso by judgment or settlement, or otherwise reach a settlement with Mrs.
Alsdorf, Mr. Hahn would be obligated to pay Mr. Bennigson an amount that
approximates Mr. Hahn’s profit on the original sale.  Mr. Hahn’s payment
obligation will be extinguished should there be no settlement or recovery
within five years from the date of the signing of this settlement agreement.

Both Mr. Bennigson and Mr. Hahn expressed satisfaction that the lawsuit was
resolved amicably.  


2.  With regard to the Canaletto in Strasbourg from the collection of
Bernhard Altmann, the city has stated that it will not purchase the painting
from the heirs by the July 31, 2005 deadline.  The city has requested an
extension until October 31, 2005.

Dernières Nouvelles d'Alsace - article du 23.7.2005
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Région  
Tensions autour d'un Canaletto des musées de Strasbourg

Bien d'une famille juive spoliée dans l'Autriche nazifiée de 1938, un
tableau de Canaletto du musée des beaux-arts de Strasbourg est réclamé par
les héritiers de son ancien propriétaire. La municipalité entend les
dédommager financièrement. Mais l'argent tarde à venir.

La pression monte. « Nous attendions d'être payés au 31 juillet de cette
année. Or, nous venons d'apprendre que cette somme ne sera pas réglée dans
les délais convenus. Par ailleurs, on ne nous autorise pas à récupérer le
tableau. Pour nous, il s'agit d'une rupture d'un accord et nous nous
apprêtons à prendre toutes les mesures juridiques qui s'imposent. » Randol
Schoenberg, avocat à Los Angeles, spécialiste des affaires de restitution
d'oeuvres d'art spoliées, s'impatiente. Il représente les intérêts des
héritiers de l'industriel juif autrichien Bernhard Altmann. Ce dernier, en
1938, peu après l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne, avait été
dépossédé de sa collection de tableaux. Elle comportait notamment une
lumineuse peinture sur cuivre du peintre vénitien Giovanni Antonio Canal,
plus connu sous le nom de Canaletto (1697-1768). D'un petit format (0,45 x
0,60 cm), représentant une Vue de l'église de la Salute depuis l'entrée du
Grand Canal , elle sera acquise, bien plu!
s tard, et en toute bonne foi, par la Ville de Strasbourg, en 1987, auprès
d'un couple de collectionneurs strasbourgeois, Othon Kaufmann et François
Schlageter (DNA du 1er avril 2004). « Nous n'avons jamais contesté le
bien-fondé de la demande de restitution des ayants droit. Nous considérons
simplement qu'il serait dommage que cette oeuvre soit retirée du musée des
beaux-arts de Strasbourg dont la collection de peintures italiennes est
remarquable », indiquait encore, hier, Robert Grossmann, maire-délégué de
Strasbourg, soulignant combien les Canaletto étaient rares dans les
collections publiques françaises. Dans cette perspective, un accord avec les
héritiers américains de Bernhard Altmann avait été recherché. Et trouvé. Il
s'agissait pour Strasbourg de conserver le tableau, à charge pour la Ville
d'en assurer un dédommagement financier. Celui-ci était estimé dans un
premier temps à 3,5 millions d'euros, avant d'être ramené, ce printemps, à
2,5 millions d'euros. Une échéan!
ce de paiement avait été fixée à la date du 31 juillet 2005.

« Que sont trois mois ? »

 C'est cette échéance-là, on le sait désormais, qui ne sera pas tenue. « Je
m'occupe personnellement de cette affaire. Il nous faut simplement un délai
supplémentaire, compte tenu de certaines complexités administratives. Je
pense qu'elle aboutira au 31 octobre prochain. Si tel n'était pas le cas, le
tableau serait évidemment restitué », poursuit Robert Grossmann qui espère
réunir la somme en conjuguant une enveloppe municipale exceptionnelle (deux
millions d'euros) et une opération de mécénat. Mais le retard fait fulminer
Randol Schoenberg. « Que sont trois mois, au regard de la durée des
procédures de restitution de biens spoliés, autrement plus longues ? »,
observe Fabrice Hergott, directeur des musées de Strasbourg. « L'affaire du
Klimt de Strasbourg avait pris dix ans ! », réagit de son côté Corinne
Hershkovitch, avocate en charge du dossier pour la Ville de Strasbourg, tout
en comprenant l'impatience de son homologue américain.  En attendant,
Fabrice Hergott annonce qu!
'il est prêt à geler son budget d'acquisition des musées strasbourgeois
(600 000 • par an) durant un temps pour concentrer ses efforts sur le
dédommagement des héritiers Altmann. Dédommagement que ces derniers estiment
peut-être trop faible, désormais, au regard du résultat d'une récente vente
aux enchères d'un Canaletto, chez Christie's à Londres : Une Fête du
« Bucentaure » le jour de l'Ascension sur le Grand Canal y avait atteint la
somme de 17 millions d'euros. Un record pour le peintre vénitien. Qui doit
faire rêver, du côté de Los Angeles...


Serge Hartmann
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Le juste prix ? 

 Deux millions et demi d'euros pour un Canaletto lorsqu'une peinture du même
peintre, vendue chez Christie's, à Londres, au début du mois, atteignait les
dix-sept millions : la compensation proposée par la Ville de Strasbourg aux
héritiers de Bernhard Altmann peut paraître sous-dimensionnée. « Sur cette
question, la Commission pour l'indemnisation des victimes de spoliation est
très claire. Elle recommande de prendre en compte la valeur du bien au jour
de sa spoliation, et non celle de la date de restitution. La valeur estimée
serait donc celle d'un Canaletto en 1938. Avec un dédommagement de 2,5
millions d'euros, les héritiers Altmann ne sont pas lésés », remarque
Corinne Hershkovitch, avocate en charge du dossier pour la Ville de
Strasbourg, et spécialiste des affaires de restitution de biens juifs
spoliés.


S.H. 

E. Randol Schoenberg
Burris & Schoenberg, LLP
12121 Wilshire Boulevard, Suite 800
Los Angeles, California 90025-1168
Tel: (310) 442-5559
Fax: (310) 442-0353
eFax: (425) 740-0483
E-mail: randols at bslaw.net
http://www.bslaw.net 






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